Je crois profondément à l’importance de la rencontre physique, de la relation « en chair et en os », dans l’accompagnement psychologique. Proposer des consultations en ligne peut donc sembler contradictoire. Pourtant, ce choix est le fruit d’une réflexion longue et d’une expérience de terrain.
Au fil de mon parcours, de nombreuses personnes en souffrance au travail m’ont confié combien il leur avait été difficile de s’adresser à moi, même lorsque j’exerçais sur leur lieu de travail et que les séances étaient gratuites. Ces échanges m’ont montré à quel point le premier pas — parler, être écouté, mettre des mots — est souvent le plus difficile, mais aussi le plus déterminant.
Ces premiers temps d’échange permettent déjà de mieux comprendre les difficultés rencontrées, d’apaiser certaines tensions, d’ouvrir de nouvelles perspectives et, lorsque cela est nécessaire, d’orienter vers un accompagnement plus approfondi et adapté aux besoins de chacun, en lien avec les professionnels du territoire.
Les consultations en ligne répondent aussi à un enjeu d’accessibilité. Elles permettent de limiter les contraintes de temps et de déplacement, de proposer un cadre plus abordable financièrement, et de faciliter l’entrée dans une démarche psychologique pour celles et ceux qui hésitent, doutent ou ne savent pas à qui s’adresser. Je pense aussi en proposant cette alternative à ce qui sont loin de leur pays et qui ont plus de mal à trouver des professionnel pouvant les entendre dans leur langue maternelle.
À travers cet espace, mon souhait est d’offrir une première porte d’entrée, une porte dont on peut tourner la poignée quel que soit l’endroit où l’on se trouve. Une porte qui s’ouvre sur une écoute accessible et bienveillante. Un lieu où les difficultés peuvent être déposées, entendues et discutées, qu’elles soient encore à l’état de questionnements ou déjà devenues une souffrance bien présente.
